← All news

Peer-Helper Trainers are also there to help the prevention program be successfull! (french text)

Voici une entrevue réalisée avec Clémence Archambault, ancienne élève et pair aidante de l’école Joseph-François Perrault.

Même si aujourd’hui je suis au Cegep, je me considère toujours comme dans la grande famille des PAF (Pairs aidants formateurs) car cette une expérience qui va me suivre à jamais dans mon parcours personnel et professionnel.

À mon école, Joseph-François Perrault, les PAF étaient très populaires et perçus de façon très positive car ce sont des jeunes qui désirent s’impliquer dans la vie étudiante, ils veulent déclencher le changement et diminuer les tabous en lien avec l’alcool et les drogues. Quand j’étais en secondaire 1, je les regardais avec beaucoup d’admiration car ils avaient une grande confiance en eux et étaient toujours très accessibles, très à l’écoute.  J’avais vraiment très envie de faire partie des PAF tout comme eux. Après avoir passé par un mode de sélection pour devenir pair aidant, on m’a choisie et j’étais vraiment très heureuse et fière. Pour les 2 dernières années de mon secondaire, j’ai donc été formée pour donner des ateliers de prévention d’alcool et de drogues auprès des élèves de 1re et 2e secondaire. Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça fait du bien de se faire accrocher par un jeune qui nous remercie d’être venue dans sa classe ou qui désire nous poser quelques questions en lien avec la consommation.

Nécessairement, les PAF aident à démystifier les fausses croyances que certains élèves peuvent avoir concernant l’alcool et les drogues, et ce, sans porter de jugement et sans être moralisateur. Dans le fond, mon rôle était de les informer et de les accompagner si nécessaire. Par exemple, une des animations que je faisais dans les classes portait sur la discussion parent-enfant. C’était un moment très enrichissant, autant pour eux que pour moi.  Tout d’abord parce que je devais réussir à les mettre en confiance et ensuite parce que je devais constamment m’ajuster car les élèves d’une même classe peuvent venir de milieu social tellement différent! C’était aussi mon rôle de référer à un intervenant si les discussions devenaient plus sérieuses.

Cette expérience m’a apportée beaucoup personnellement. Non seulement ça m’a permis d’être plus à l’aise devant les gens, mais ça m’a aussi confirmé que j’aime aider les autres et me sentir utile.

En terminant, il est très important pour moi de remercier tous les donateurs de la Fondation Jean Lapointe, particulièrement la Fondation Bon Départ qui permet aux PAF de vivre un weekend extraordinaire et très enrichissant afin de devenir les meilleurs aidants possible. Merci à tous les autres donateurs car votre grande générosité témoigne de la confiance portée envers cette cause et parce que c’est grâce à vous que des initiatives aussi significatives comme les PAF peuvent fonctionner.

Pour mieux comprendre ce que ressentent les jeunes à leur entrée au secondaire, visionnez la vidéo d’Alfred, 12 ans, qui nous partagent ses appréhensions face à l’alcool et les drogues au secondaire.